En diffusant ce type de campagne sur votre site, vous serez rémunéré à chaque fois qu’un de vos visiteurs cliquera sur le visuel de l’annonceur. Les campagnes au clic sont très efficaces lorsqu’elles sont correctement mises en évidence. Mettre une telle campagne en bas de page tient de l’inconscience.
Les rémunérations au clic ont
fortement chuté il y a quelques années. Il était impossible de baser la
rentabilité d’un site web sur de telles campagnes. Les choses ont
désormais changé, le clic devient incontournable sur certaines cibles
et il peut être intéressant de baser une politique de rentabilisation
sur ce seul type de rémunération. On estime souvent le taux de clic aux
alentours de 0,5 % sur ces campagnes, soit 5 clics pour 1000 affichages.
L’incitation au clic (appelé « incentive ») est interdite la plupart du
temps. Les vérifications sont faites sur les IP et les cookies afin
d’éviter de comptabiliser plusieurs clics d’un même visiteur dans la
même journée.
Les annonceurs ont parfois peur de pousser les éditeurs à tricher en
leur proposant une rémunération au clic. En effet il est plus simple de
tricher sur ce type de campagne que sur une campagne à la performance
(formulaire ou vente) ou au double-clic. Certains logiciels (robots)
permettent de tricher facilement sur ces campagnes. Nous ferons
certainement un dossier sur le sujet dans les prochains mois. Cela dit
on se rend rapidement compte que les annonceurs commencent à apprécier
de plus en plus ce type de rémunération, même si il leur impose une
surveillance accrue. En effet si beaucoup de clics sont réalisés sans
qu’il y ai résultat, l’annonceur fait généralement un tri dans les
affiliés.
On remarque également que de plus en plus de régies tentent de
s’implanter avec des campagnes exclusivement au clic. Citons notamment
PubClic, Oxado
et YouClic. PubClic semble s’éteindre petit à petit tandis que YouClic,
un nouvel arrivant, propose des rémunérations attractives entre 0,08 €
et 0,15 €/clic.
Il est difficile de parler des rémunérations au clic sans parler des
liens sponsorisés et liens contextuels. Les liens contextuels sont des
liens ciblés automatiquement sur le contenu de la page. Ils sont
proposés par les principaux moteurs de recherche, citons notamment le
programme « Google Adsense » du moteur de recherche du même nom qui
fait largement office de favori. Les récents communiqués ont récemment
annoncé « Yahoo ContentMatch », qui se targuera d’être un concurrent de
taille. MSN a d’ailleurs annoncé également qu’il participerait à la
lutte en lançant son programme « AdCenter ». Les liens sponsorisés sont
quant à eux des liens ciblés sur un mot clé précisé par le webmaster.
Ils permettent notamment d’afficher des liens rémunérés au clic qui
seront ciblés sur un mot clé ; cette possibilité est très utile pour
rentabiliser un annuaire. Parmi les principaux acteurs, il y a Miva
(nouveau nom d’Espotting), Overture et DeepIndex.
Rémunération au double-clic (CPDC)
Le double-clic est l’action pour un internaute de cliquer sur le
visuel de l’annonceur sur une page de l’éditeur et de cliquer ensuite
sur un lien du site de l’annonceur. Le double-clic remplace petit à
petit le clic dans l’esprit des annonceurs car évite indéniablement la
triche. Mais les éditeurs eux n’en sont pas friands et bien souvent
refusent d’afficher ses campagnes. C’est sans doute pour cette raison
que certaines plateformes ne proposent pas encore ce mode de
rémunération. Le double-clic est très logiquement payé plus cher que le
clic mais on note une perte de plus de 30% par rapport aux campagnes au
clic du fait qu’une grande proportion des visiteurs quitte le site de
l’annonceur dès la première page.
Rémunération à l’affichage (CPM)
La rémunération à l’affichage est en réalité une rémunération pour
1000 affichages d’un visuel de l’annonceur. Certaines régies ne
rémunèreront l’affilié que pour chaque lot de 1000 affichages tandis
que d’autres rémunèreront chacun des affichages (en comptant 1
affichage = rémunération au CPM/1000).
Les campagnes au CPM sont souvent interdites en bas de
page. Les bannières doivent donc être visibles à l’internaute sans
qu’il ai besoin de scroller de manière à ce que chaque affichage de la
bannière ai réellement pu être vu par chacun des internautes. Un
capping est souvent précisé sur ces campagnes de manière à ne pas
montrer tous les affichages à quelques internautes seulement.
Ces campagnes peuvent parfois bénéficier d’une mauvaise réputation du
fait qu’elles sont rarement appliquées sur des formats tels que les
bannières ou les skyscraper mais souvent sur des formats beaucoup plus
intrusifs tel que le popup, popunder, siteunder, supersticiel, etc.
Ceci les affiliés apprécient généralement le fait d’avoir quelques
campagnes au CPM sous la main ; le principal avantage étant qu’elles
sont rémunérées quelque soit l’internaute et ses actions sur le site.
De plus elles permettent de se faire une idée très précise du total des
gains effectués sur ces campagnes, vous pourrez donc faire ce calcul
très simplement et ne pas avoir de surprise.
Je vous annonçais que la triche est plus présente sur les rémunérations
au clic mais ce n’est pas toujours le cas. Les campagnes au CPM
souffrent également de ce fléau, à cause surtout des boosters de trafic
qui gonflent artificiellement les statistiques.
Face à la baisse constante des rémunérations au CPM, on en trouve plus
comme il y a quelques années à plusieurs euros. Une bonne campagne au
CPM maintenant est à partir de 0,5 €/CPM sur un format tel que la
bannière et à plus d’1 € sur un format plus visible.
CPM relatif
Le CPM relatif est le coût relatif d'un programme (ou campagne),
quelque soit le type de rémunération, ramené au CPM. En effet, par
nature, il est toujours délicat de comparer des pommes et des bananes
comme il est difficile de comparer des campagnes au CPC, au CPL, au
CPM, etc. Si vous ramenez la rentabilité des différentes campagnes au
CPM, vous pourrez les comparer.
Bien évidemment le CPM relatif d’une campagne dépendra du site, du
public visé et surtout des performances du site et de la campagne en
question.
Si vous aviez l'habitude d'afficher des campagnes à 1 € le CPM avec un
taux de clic à 0,5% (5 visiteurs pour 1.000 bannières), vous remarquez
que vous êtes rémunérés 1€ pour 5 visiteurs amenés à l’annonceur. Si
vous voyez une campagne à 0,15 € du clic et que vous estimez le taux de
clic sur cette campagne à 0,8 € vous remarquerez que votre CPM relatif
est de 1,2 €, ce qui est très bon. Vous pouvez donc afficher sans
crainte.
Rémunération au formulaire (CPL)
Une campagne au CPL (Cost Per Lead) est une campagne rémunérée à
l’affilié chaque fois qu’il amène un internaute sur le site de
l’annonceur et que cet internaute rempli le formulaire pour lequel la
rémunération est proposée. Ces campagnes font partie de ce qu’on
appelle des campagnes à la performance.
On pourrait imaginer par exemple un annonceur qui rémunèrerait un
affiliés chaque fois qu’il amène un visiteur qui s’inscrit à sa
newslettre ou à chaque inscription sur le site de l’annonceur.
Le problème d’une grande partie des campagnes au CPL est le principe de
l’optin. Lorsque vous voyez qu’une campagne au formulaire est rémunérée
à optin, faites vos calculs pour vous rendre compte de la rentabilité
réelle de ce programme.
Pour ces campagnes, un grand nombre de visuels sont proposés par les
annonceurs mais bien souvent, ce n’est pas la meilleure solution pour
profiter d’une telle campagne. Réservez plutôt ces emplacements pour
les campagnes au CPC ou au CPM. En effet, la probabilité pour qu’un
internaute clique sur une bannière et s’inscrive ensuite sur le site de
l’annonceur est relativement faible. Il est préférable de faire la
promotion de ces campagnes en leur dédiant une page ou en encart afin
de donner envie à l’internaute d’en savoir plus. Il n’est pas rare dans
ces conditions d’avoir des taux de transformation de 5 à 10%, voir même
plus.
Les rémunérations au formulaire sont très répandues dans le domaine de
l’affiliation, la plupart des annonceurs désirant augmenter leur base
de membres.
Rémunération à la vente (CPA)
Une campagne au CPA (Cost Per Action) est une campagne rémunérée à
l’affilié chaque fois qu’il amène, sur le site de l’annonceur, un
internaute qui réalisera un achat. Ces campagnes font partie de ce
qu’on appelle des campagnes à la performance.
Les annonceurs ont le choix entre deux types de rémunérations à la
vente. Ils peuvent par exemple proposer une rémunération fixe et
identique sur chacune des ventes. Afin de motiver les affiliés à
engendrer de plus grosses ventes et ne pas trop rémunérer les achats
minimes, les annonceurs peuvent également rémunérer au pourcentage.
Les campagnes à la vente marchent de mieux en mieux ces dernières
années car les internautes ont de plus en plus confiance dans les
systèmes de payement sur Internet. De plus ces achats sont désormais
simples à réaliser et à la portée de n’importe qui. L’avènement des
connexions haut-débit dans la majorité des foyers n’y est pas non plus
pour rien.
Les annonceurs sont friands de ce type de rémunération car ils sont gagnants à tous les coups.